Doù vient l’iridologie ?

C’est Ignace PECZELY, qui le premier posa les fondements de l’Iridolgie. Ce médecin Hongrois est né le 16 janvier 1826 et l’anecdote qui oriente vers ses recherches est devenue légendaire « Il a 11 ans lorsqu’il est attaqué par une chouette apeurée et aveuglée par la lumière du jour. En se défendant, il lui casse involontairement une patte. Ayant pris l’oiseau de nuit pour le calmer, il observe l’apparition soudaine d’un trait clair dans l’iris d’un de ses yeux, du même coté que la patte blessée. Ce trait rayait l’oeil de la pupille au bord extérieur de l’iris. Peczely n’oubliera plus jamais cette étrange correspondance entre la blessure et l’apparition immédiate d’un signe sur la trame irienne ». Il se consacre de bonne heure à la médecine, il est aussitôt intéressé par l’homéopathie. En 1861, sa mère, tombée malade, est pratiquement condamnée par tous les médecins.

Peczély a le bonheur de la sauver par des moyens peu pratiqués. Esprit curieux, désireux de sortir des chemins battus, il est frappé par les différences des yeux de ses consultants et, se souvenant du hibou ou de la chouette de son enfance, il se met à examiner systématiquement leurs iris. Il coordonne ses observations, réfléchit sur les signes, leurs emplacements, leurs modifications éventuelles, en tire la signification et des indications pour ses diagnostics. Les résultats viennent confirmer la justesse de ses intuitions et il acquiert bientôt la réputation d’un médecin extraordinaire qui fait miracle.

On sait que ce genre de réussite attire vite la suspicion, le dénigrement et la calomnie. Un clan de confrères hostiles traite Peczély de charlatan. L’un d’eux s’étant montré particulièrement virulent, Peczély demande à l’examiner dans les yeux et lui fait un exposé sur son passé pathologique. Tout est si vrai que le contradicteur en bafouille de confusion. En 1862 (il est âgé de 36 ans), il se rend à Budapest : il travaille deux années durant, en continuant à exercer l’homéopathie. La haine de ses collègues le poursuit : on l’accuse d’avoir empoisonné un de ses malades à l’arsenic.

C’est à Vienne qu’il termine ses études médicales : il est reçu Docteur en médecine en 1867. IL pratique pendant deux ans dans cette ville devenue la capitale de l’empire Austro-Hongrois de François-Joseph. Poursuivant ses études sur l’iris, il vérifie notamment quelles modifications iriennes entraînent les interventions chirurgicales.

De retour à Bucarest en 1969, il développe considérablement sa clientèle, tout en poursuivant ses recherches. Il publie en 1880 les résultats de ses travaux sous le titre :

« Découverte dans le domaine de la thérapeutique et du naturisme ».

« Introduction à l’étude du diagnostic par les yeux » avec trois tableaux et trois figures hors-texte. En épigraphe il inscrit cette maxime : Das auge ist nur der seele, Es ist auch des körpers spiegel. (L’oeil n’est pas seulement le miroir de l’âme, il est aussi le miroir du corps).

 

On fait silence sur l’ouvrage. Pas un confrère n’en rend compte, mais des malades reconnaissants continuent à proclamer les extraordinaires résultats obtenus par Peczely. L’opinion s’agite au point que l’État intervient et prétend mettre fin au « Diagnose aus den augen » par un écrit.

 

Une vigoureuse campagne de presse est menée contre le novateur par ses collègues qui lui rendent ainsi un précieux service en faisant connaître ses idées, non seulement dans son pays, mais aussi dans les pays voisins. C’est ainsi, qu’Auguste Zöpritz, rédacteur de «l’Homéopathie Monatsblâtter», est appelé à faire le voyage de Budapest pour travailler avec le Docteur Peczely. Il écrit un article documenté, en publiant le premier schéma de topographie irienne établi par Peczely lui-même.

 

Ce dernier poursuit alors ses travaux sans incident. Sa réputation est solidement établie parmi ses compatriotes et sa vieillesse s’achève paisible au milieu du respect et de la reconnaissance de ceux qui l’entourent.

 

La valeur de la méthode de Peczély a peu être mise en doute par de nombreux médecin, par une sorte de mauvaise foi qui consiste à vouloir faire dire aux mots plus qu’ils n’en disent. Les termes même « d’Augendiagnose », d’Iris-Sciences, d’iridologie ont paru trop ambitieux. Il est bon ici de citer ce qu’écrivait à ce sujet le Docteur Léon Vannier :

« La méthode de Peczély consiste dans l’observation de l’iris et le terme par lequel je l’ai désigné en 1923 est celui qui maintenant est universellement adopté : Iridoscopie. L’iridoscopie est la méthode clinique qui consiste à regarder l’iris et à porter un jugement d’après les signes constatés. Ces signes sont variables suivant la nature de l’atteinte organique : inflammation ou irritation, écoulement ou des destructions ».

On voit quel fut l’intérêt de l’œuvre de ce grand découvreur, œuvre qui devrait être poursuivie par des disciples éminents.

Les disciples

L’oeuvre de Peczely est considérable, oeuvre qui devait être poursuivie par des disciples éminents. Deux hommes ont contribué par leurs recherches et leurs observations personnelles à répandre l’usage de l’iridoscopie. Le docteur Émile SCHLEGEL de Tubingen et le Docteur Nils LILJEQUIST de Stockholm.

Le Docteur Émile SCHLEGEL s’intéressa de bonne heure à la méthode de Peczely. En 1887, il fit paraître un premier opuscule sur le diagnostic irien. En 1906, il publia une seconde édition avec un schéma topographique de l’iris, plus complet que celui de Peczely, utilisant les travaux de THIEL-d’EBERFELD.

Nils LILJEQUIST est arrivé à la méthode de Peczély par le résultat de ses observations personnelles concernant les modifications de la coloration que l’iris peut présenter au cours de la vie. Très malade dans son jeune âge, il absorbe des quantités notables d’iode et de quinine et remarque le changement de coloration de ses yeux. En 1871, il fait même des accidents d’intoxication par la quinine. A 30 ans, traité homéopatiquement, il guérit et voit disparaître tous ses maux. Poursuivant alors ses études sur les modifications de l’iris, il est amené à étudier dès 1882, la méthode de Peczély et publie, en 1897, un ouvrage très important « Die Diagnose Der Angen » dont une édition allemande est éditée à Leipzig en 1940.

Mais c’est à partir du début XX° siècle que la technique iridologique va se propager très rapidement en Europe, aux Etats-Unis et en Inde. C’est en 1915 que le docteur Léon Vannier, médecin homeopathe, devient le chef de file de cette médecine et pratique l’iridologie. Il écrit un premier ouvrage en 1923 : « Le Diagnostic des maladies par les yeux ».

Le Docteur Léon Vannier, médecin fondateur du Centre homéopathique de France, écrivait : «Regarder un iris, reconnaître les signes inscrits, les interpréter en les rapportant aux organes internes, ne paraît pas plus mystérieux que l’examen radiologique au cours duquel la situation anatomique et les modifications des organes se trouvent dans un instant dévoiler…».

Il faut citer les noms et les travaux. Parmi les médecins qui ont publié leurs travaux, dès 1925 le docteur Léon Walter qui publie le second ouvrage français : Diagnostic des maladies par la vue, le docteur Fortier-Bernoville : Introduction à l’iridologie scientifique et le docteur H. Benoit qui adapte les travaux des praticiens allemands sous le titre : De l’irido-diagnostic.

Aux environ des années 1930, nous trouvons deux spécialistes de grande renommée et qui ont légué à la France le plus gros patrimoine d’expérience :

— il s’agit d’une part de Gaston Verdier dont le mérite est d’avoir su créer en France un véritable enseignement technique. Une école française d’iridologie naît en France dans les années 1950, avec l’appariton de sociétés d’iridologie et la Société d’iridologie en 1956.

— et d’autre part de Gilbert Jausas qui publie deux célèbres ouvrages « Traité pratique d’Iridologie médicale » et « Iridologie rénovée» chez Maloine ».

Mais c’est Bernard Jensen qui dans les années 50 a le mérite de développer sur le plan mondial l’iridologie. Après des études supérieures à l’université nationale de chiropraxie de Chicago, Bernard Jensen étudie l’iridologie. Pour lui l’étude de l’iris est l’outil diagnostic idéal. Jensen donne sa première conférence en Iridologie et nutrition en 1931 à la convention d’association de Naturopathie dans le Milwaukee.

Ensuite, il fonde des écoles partout dans le monde et transmet son savoir iridologique à plus de 3000 praticiens ce qui lui vaut d’être le père de l’iridologie moderne. Ses nombreuses et fructueuses recherches menées aux états unis, se concrétisent en 1952 par un ouvrage « The Science and Practice of Iridology ». Jensen disparaît en 2001 à l’age de 93 ans

Mais, il ne faut surtout pas oublier non plus l’œuvre remarquable du Docteur René BOURDIOL, qui publia ses travaux dans un remarquable ouvrage publié en 1975 aux éditions Maisonneuve «Traité d’irido-diagnostic».

Spécialiste en neurophysiologie, le docteur René Bourdiol étudie l’iridologie entre 1958 et 1961 avec un médecin iridologue, Heintz Wimberger, et entreprend toute une étude basée sur l’approche neuroanatomique topographique. Voici ce qu’il dit dans son ouvrage à ce sujet : « je n’avais jamais entendu parler de cette méthode. Je fus tellement stupéfait de sa précision diagnostique que je résolus de l’étudier plus à fond, j’ai donc essayé, par le biais des voies projectives neurologiques reconnues, en m’appuyant sur des données vérifiées et indiscutables, de montrer les corrélations étroites existant entre la neurologie classique et l’empirisme iridologique. Je n’ai jamais traité un malade d’après ses seules données iriennes. Cependant, j’affirme avoir toujours constaté la concordance des signes iridologiques avec l’atteinte morbide somatique réelle. De plus, je dois reconnaître que ce furent certains détails de l’iris qui m’incitèrent à poursuivre des investigations chez des malades présentant un tableau clinique encore muet. Et ces nouvelles recherches confirmèrent toujours ce que l’iris laissait entrevoir ».

De nombreuses cartographies iriennes ont été publiées par de nombreux patriciens ; nous citerons les principaux auteurs :

— Docteur VANDER (Espagne) ;
— Docteur Léon VANNIER (France) ;
— Docteur Guy CHABANNIER (France) ;
— Monsieur Gilbert JAUSAS (France) ;
— Monsieur FORTIER-BERNOVILLE (France) ;
— Docteur René BOURDIOL (France) ;
— Docteur ANGERER (Allemagne) ;
— Docteurs VIDA et DECK (Allemagne) ;
— Docteur Bernard JENSEN (U.S.A.) ;
— Monsieur André ROUX (France).

About CamiloAcosta

Centroamericano. Nací en La Libertad, El Salvador. Agente de pastoral Parroquia Santa Lucía, Ilopango desde 1986. Felizmente casado desde 1992. Investigador en el área de la salud natural por mas de 10 años. Iridiólogo, Quiropracta y Reflexólogo. Manager Forever Living Products. Conferencista en mis áreas de Liderazgo, el Bienestar y el enfoque natural de la salud. Pasion por los idiomas: Hablo, leo y escribo entre los idiomas Español, Francés e Ingles. Resido en Washington DC, Estados Unidos.

Posted on July 3, 2012, in Uncategorized. Bookmark the permalink. Leave a comment.

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